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La chronique Haut

 

 

 

 

Maternelle pour chiots 

 

Le cours de maternelle pour chiots favorise le développement d’un « bon » comportement canin et d’une relation harmonieuse entre le maître, le chien et l’environnement familial et social.  L’apprentissage se fait par le jeu, tout en répondant aux besoins de socialisation et d’éducation du jeune chien. 

En utilisant le renforcement positif et en respectant le rythme du chiot, ce cours  aide à établir une relation de confiance entre le chien et son maître, ce qui facilite plus tard une obéissance solide, basée sur la confiance, plutôt qu’une obéissance précaire, basée sur la peur.   

Les nouveaux maîtres apprennent à reconnaître des comportements anodins qui peuvent devenir très désagréables, et apprennent à les corriger, sans violence, le plus tôt possible.  Ils apprennent à éduquer le chiot aux commandes de bases (assis, couché, reste, marche au pied et rappel) en douceur, par des techniques d’éducation positives : récompenser les bons comportements, ne pas donner d’attention aux mauvais, apprendre et pratiquer le timing, développer le leadership. 

Les nouveaux maîtres trouveront aussi des informations indispensables pour partir du bon pied, et des réponses à leur mille et une questions concernant les besoins, les soins et la santé du chien.  

Pour les gens qui ont déjà eu des chiens dans le passé et qui connaissent les méthodes  d’éducation, la maternelle suivie en groupe, est l’endroit idéal pour continuer la « précieuse » période de socialisation.  Le chiot apprend à ne pas avoir peur des places publiques, où il y a plusieurs personnes, et où il y a plusieurs chiens qui bougent et aboient.  Il apprend à socialiser avec les autres chiens et à reconnaître le langage canin, ce qui diminue les risque d’agressions entre chiens.  

De plus, l’apprentissage des commandes de base dans un contexte de distractions intenses créées par les autres chiens, solidifient l’obéissance du chien envers son maître. 

Un entraînement positif hâtif, dans une atmosphère relaxe et agréable, peut aider à prévenir plusieurs problèmes de comportements avant même qu'ils ne commencent.  La maternelle pour chiots est un investissement à long terme pour un chien bien socialisé et bien éduqué.   

Le chiot peut être inscrit au cours de maternelle à partir de l'âge de 8 semaines jusqu'à l'âge de 5 à 6 mois.  Le premier vaccin est généralement requis.

 

Mylène O’Reilly  M.C.P.

 

Avec la participation de Nutri-Animal, nourriture pour animaux

517 rue Sud, Cowansville, 266-4525

 

Il le sait, il le fait exprès

 

Bon !  Le chien a encore fait une bêtise !  On lui a déjà dit cent fois de ne pas le  faire.  Et c’est sûr qu’il sait que c’est mal, la preuve, il a un air piteux quand on arrive, et il ne fait pas de bêtises quand on est là.  Alors, il le fait exprès, pour nous mettre en colère, pour se venger, parce que nous l’avons laissé seul.  Est-ce que ça vous rappelle quelque chose ?  Bien que ces indices nous laissent croire que le chien agit par vengeance, j’aimerais vous faire voir qu’il existe peut-être une autre version. 

Quand on n’arrive pas à comprendre le comportement de son chien, on tente de l’expliquer avec ce que l’on connaît.  Et souvent, on compare l’action du chien à ses propres comportements d’humains.  C’est difficile de faire autrement puisqu’il vit avec nous, si proche de nous.  Mais pour le chien, c’est peut-être très, très différent. 

Par exemple, à chaque fois qu’on s’aperçoit que le chien a fait un mauvais coup, on l’amène sur les lieux du crime, on lui montre ce qu’il a fait, on le brasse un peu et on lui dit « méchant chien ».  Donc, de notre point de vue, après une dizaine de fois, il devrait savoir que c’est « mal ». 

Supposons que le chien ne peut pas savoir ce qui bien ou mal, mais qu’il a appris de ne pas faire certaines choses en notre présence, sinon il est puni.  Donc, pour lui, il n’y a aucun danger à le faire lorsqu’il est seul.   

Supposons encore que le chien ne vit que dans le moment présent et qu’il ne se souvient plus de ce qu’il a fait, il y a quelques minutes.  Même si on lui montre le dégât, la punition infligée après l’action n’a aucun sens pour lui.   

Allons un peu plus loin et supposons maintenant que les chiens n’ont aucune idée du respect et du désir de plaire à leur maître.  Il y a un attachement incontestable entre le chien et son maître, mais l’obéissance n’est pas motivée par cet attachement.  L’intérêt du chien est de combler ses besoins et d’éviter les punitions. 

Si on reprend l’exemple du début, et qu’on ose penser autrement, peut-être que le chien, lorsqu’il est seul, est angoissé et gruge les pattes de chaises pour calmer son anxiété.  Lorsque vous arrivez à la maison, son expérience lui dit qu’il pourrait se faire punir, mais il ne sait pas pourquoi.  Alors pour éviter la punition, il tente de vous apaiser, en se faisant tout petit.   

La prochaine fois que vous le punissez, posez-vous la question : « Est-ce qu’il sait vraiment pourquoi ? »

 

MylèneO’Reilly  M.C.P.

 

Avec la participation de Nutri-Animal, nourriture pour animaux

517 rue Sud, Cowansville, 266-4525

 

 

 

Où sont les chiens de Walt Disney ?

 

Je croyais que les chiens étaient comme dans les films de Walt Disney, doux et affectueux, avec tout le monde.  Que les chiens agressifs avaient appris à l’être, ou avaient été poussés à bout, ou bien battus.  Je croyais surtout que si je les approchais avec de bonnes intentions, ils en auraient aussi pour moi.  Un beau scénario, mais malheureusement arrangé avec le « gars des vues ». 

Un chien laissé à lui-même, pendant les premiers mois de sa vie, avec peu de contacts humains, ne sera jamais confortable avec les gens, et réagira par la fuite ou par l’attaque.  C’est irréversible.  Pour s’adapter à nous, les chiens ont besoin dans les 4 premiers mois de leur vie, d’expériences positives humaines, ça ne vient pas naturellement.  

Cette période (de 1 à 4 mois) appelée « socialisation », est cruciale pour la relation humain-chien, mais aussi, pour toutes les autres situations rencontrées durant la vie du chien.  Elle a un effet profond sur son comportement futur.  Pendant cette période d’innocence, le chiot est plus enclin à essayer de nouvelles choses, à rencontrer différentes personnes et d’autres animaux.  Après, il devient timide et se protège de l’inconnu.   

La socialisation consiste à exposer le chiot, d’une manière positive, à n’importe qui, n’importe quoi, n’importe où.  Des personnes de tous âges, hommes, femmes, ados, enfants, bébés.  D’autres animaux, chiens, chats, oiseaux, furets, poulets, chevaux, etc.  Des lieux différents, ville, campagne, forêt, chenil, parc, cour d’école, camping.  Des bruits différents,  trafic, klaxons, sifflets, orages.   

Elle consiste aussi le préparer à sa vie de chien, en l’habituant au collier, à la voiture.  En manipulant ses pattes, ses oreilles, sa gueule, en prévision des examens du vétérinaire, du toilettage et de la coupe de griffes.  En manipulant son bol pendant qu’il mange, tout en y ajoutant des gâteries.   

Plus le chien est exposé positivement à une foule de situations, plus il sera habitué à en gérer des nouvelles, avec confiance.  Le but n’est pas d’avoir un chien qui n’a peur de rien, mais un chien qui soit capable de limiter ses réactions de défense, face à l’inconnu.  Ces expériences doivent toujours être positives, avec des biscuits, des caresses (pas sur la tête), des jeux et un maître calme.  Elles doivent se faire au rythme du chiot.  Le forcer accentue sa peur et produit l’effet contraire.  Le chiot doit être capable de réussir chaque étape. 

Il faut apporter une attention particulière sur ce qui le fait réagir, reculer ou grogner.  Il faut l’encourager, doucement, à dépasser sa peur, en jouant avec la distance, et en y ajoutant d’abondantes récompenses gustatives.

 

Mylène O’Reilly  

Avec la participation de Nutri-Animal, nourriture pour animaux

517 rue Sud, Cowansville, 266-4525

 

 

 

Des chiots à la chaîne

 

Un bâtiment malpropre, non chauffé, non ventilé, surpeuplé de chiens de toutes races.  Enfermés toute la journée, dans des cages trop petites, superposées les unes sur les autres, où l’urine et les excréments tombent sur les chiens d’en dessous.  Des centaines de chiens négligés, abusés, qui produisent des milliers de chiots, à l’année.   

Ces usines à chiots sont ici, au Québec, en Montérégie.  Vous ne le croyez pas ?  Le magazine « Protégez-vous » en a parlé en juillet 2003.  Et qui encourage cette industrie ?  Les gens qui achètent des chiots sans savoir exactement d’où ils viennent.  La plupart de ces chiots se retrouvent dans les animaleries.  D’autres sont vendus par des petites annonces, qui vous offre grand choix et  bas prix.  

Au Québec, la loi contre la cruauté envers les animaux, votée il y a 10 ans, n’a jamais été mise en vigueur.   Aujourd’hui, ce n’est toujours pas une priorité pour le gouvernement.  Les propriétaires de chenils, reconnus coupable de négligence, n’ont ni amende, ni peine d’emprisonnement, ni casier judiciaire, et recommencent le lendemain.  Cet élevage intensif est interdit aux États-Unis et dans d’autres provinces du Canada, alors les usines à chiots d’ailleurs (« puppy mills ») s’installent au Québec et font de gros profits.   

En plus de maintenir des chiens dans un environnement malsain, il n’y a aucun suivi sur les maladies héréditaires.  Avant l’âge d’un an, le chiot peut développer des allergies, maladies de peau, épilepsie, dysplasie de la hanche, qui engendrent des coûts exorbitants ou une mort prématurée.   

Un autre problème est que le chiot, séparé de sa mère trop tôt, a subi des traumatismes et développe des troubles de comportement.  Il n’a pas été socialisé convenablement, provient peut-être de parents agressifs, n’a pas appris être propre. 

On vous assure que le chiot est pure race, exigez ses papiers et vérifiez leur authenticité au Club Canin Canadien.  Mais même là, la fraude n’en finit plus, des tatous écrits à l’encre, de faux certificats de vaccination, de fausse attestation de pedigree.  Soyez vigilants, demandez un contrat qui vous protège. 

De grands yeux tristes, une petite queue qui remue, comment résister à ne pas sauver cette petite boule de poil ?  En achetant un chiot qui provient d’une usine, vous ne sauvez pas une vie.  Vous encouragez la cruauté envers les animaux, vous encouragez une industrie qui détériore la santé des chiens et profite des sentiments des gens qui les achètent.  Vous voulez vraiment sauver une vie, allez à la SPA, aux refuges, aux « Rescue » sur internet.

 

Mylène O’Reilly  

Avec la participation de Nutri-Animal, nourriture pour animaux

517 rue Sud, Cowansville, 266-4525

 

 

 

Maître de maison

 

Nous tentons de vivre avec le principe « les hommes naissent tous égaux »  Les chiens ne comprennent pas ce principe.  Au contraire dans une meute, chaque chien a une position précise, un rang, selon chaque membre de la meute ou de la famille.  Pour le chien, il DOIT y avoir un maître, un leader, à qui il obéit, c’est une question de survie.

S’il n’y a pas de maître, le chien prend la relève.  Mais il n’arrive pas à contrôler sa meute d’humains à sa manière de chien, et commence à vivre de la confusion suivie de troubles de comportement.  Au quotidien, par des gestes simples, vous pouvez lui rappeler qui est le maître et quelle est sa position dans la famille.   L’obéissance en sera d’autant plus facilitée.

La nourriture est le moyen le plus persuasif.  La famille doit se nourrir avant le chien.  Si l’horaire ne permet pas à la famille de manger avant le chien, mangez un craquelin devant lui avant de lui donner son bol.

Au retour à la maison, saluez d’abord les membres de la famille puis attendez 5 minutes avant de saluer votre chien.  Si votre chien saute autour de vous, aboie, pose ses pattes sur vous, ignorez-le, regardez ailleurs, faites autre chose et attendez qu’il se calme avant de le saluer, loin de la porte d’entrée.  Accueillez vos visiteurs avant votre chien.  S’il s’excite, demandez à vos visiteurs de l’ignorer et de ne pas le flatter jusqu’à ce qu’il se calme.

Lorsqu’il demande de l’attention, inversez les rôles et demandez-lui d’obéir à une commande (« assis », « couché », etc.) avant de le récompenser par des caresses brèves.  S’il vous suit partout au moindre pas que vous faites, ne lui portez pas attention, ne lui parlez pas, s’il vous devance, changez de direction.

Il est préférable que le chien ne dorme pas avec ses maîtres.  La chambre à coucher est la tanière privilégiée des leaders et dormir avec vous renforce sa croyance d’avoir une position supérieure.  Aussi, le chien se couche dans les endroits passants  pour contrôler son environnement.  Lorsque vous avez besoin de passer, déplacez-le.  De même que lorsque vous passez une porte avec votre chien, entrez en premier.

Ces gestes signifient pour votre chien que c’est vous le maître.  Selon son éducation déjà acquise, ces gestes peuvent le déstabiliser et il peut avoir besoin d’une période d’adaptation.  Ne le brusquez pas, restez calme, soyez patient mais persévérant.

 

Mylène O’Reilly  

Avec la participation de Nutri-Animal, nourriture pour animaux

517 rue Sud, Cowansville, 266-4525

 

 

 

Mettre toutes les chances de son côté.

 

Lorsque vient le temps de se choisir un chiot, on succombe souvent au charme d’une petite frimousse de quelques semaines sans trop connaître ses antécédents.  Un coup de cœur qui peut être le début d’un cauchemar.  Vous désirez un chien de compagnie, docile, sociable, en santé, mettez toutes les chances de votre côté. 

Le choix de la race est la première clé du succès.  Une race vous fait craquer pour son apparence, mais est-elle vraiment le bon choix pour vous et votre famille ?  Les races sont nées d’une sélection génétique, étalée sur de nombreuses années, dans le but de faire accomplir au chien une tâche bien précise.  On choisissait des traits physiques mais aussi des traits de caractères (ténacité, nervosité, assurance, etc.)  Aujourd’hui, les races ont conservé les traits physiques de leurs origines, mais aussi les traits de caractères.  Il faut tenir compte de ces traits de caractères afin de les marier le plus possible à votre personnalité et votre style de vie.  Par exemple, un chien très actif est plus adapté à une personne sportive et énergique, qu’une personne calme et sédentaire qui doit constamment freiner son chien fougueux. 

Pouvoir connaître les parents du chiot est, selon moi, un autre facteur très important.  En plus de donner une idée plus juste de la taille et du poids à l’âge adulte, l’attitude (sociable ou agressive) des parents peuvent aussi donner un indice sur le tempérament que le chiot pourrait avoir une fois adulte.  Voir les parents peut aussi vous informer de certaines maladies héréditaires apparentes.  La dysplasie de la hanche (dégénérescence de l’articulation de la hanche à la croissance), malheureusement très courante, est une maladie héréditaire.  Les éleveurs ont la possibilité de faire passer un test (OFA) aux parents, qui détermine s’ils ont des hanches saines, avant la reproduction.  D’autres tests existent aussi pour d’autres maladies héréditaires. 

Un autre point, tout aussi important, est l’expérience de vie du chiot à partir de l’âge de 1 à 4 mois.   Cette période, appelée « période de socialisation », joue un rôle fondamental sur le comportement que le chien aura tout au long de sa vie.  Pendant cette période, le chiot doit être en contact avec les situations, personnes, animaux, objets, bruits, les plus variés afin de diminuer les peurs et développer la confiance et la sociabilité.  Si vous adoptez un chiot de 7 semaines, vous devez continuer sa socialisation. 

À cause d’une foule de facteurs, on ne peut pas garantir le comportement qu’un chiot aura à l’âge adulte, mais avant de choisir, renseignez-vous sur la race, les parents et dans quel environnement il a vécu ses premières semaines. 

Mylène O’Reilly  

Avec la participation de Nutri-Animal, nourriture pour animaux

517 rue Sud, Cowansville, 266-4525

 


Les bonnes manières. 

 

Les humains ont certains comportements sociaux très différents des chiens.  Ces différences entraînent des malentendus et des conséquences malheureuses, qui pourraient être évités si seulement on savait.

Pour les humains, étreindre, prendre dans ses bras dans un élan spontané, est une grande marque d’affection.  Pour le chien, c’est une agression.  Un geste qu’il tolère parce qu’il a appris que vous ne lui faites pas de mal et que ça vous fait plaisir.  Un peu comme un extraterrestre qui vous attaque avec un bâton en hurlant qu’il vous aime.  Imaginez votre première réaction, puis vous vous habituez sans vraiment partager son plaisir. 

Dans notre monde d’humains, il est tout à fait normal lorsqu’on rencontre quelqu’un, de s’approcher  directement, face à face, de lui sourire et de lui serrer la main en le regardant dans les yeux.  Entre chiens, la rencontre ne se déroule pas de la même façon.  Ils s’approchent de côté, évitent de se regarder,  reniflent l’odeur de l’autre pour faire connaissance.  Pour le chien, notre comportement d’approche entre humains est une suite de menaces, de signes de dominance et même d’agressions. 

Par exemple, s’approcher face à face et se pencher au-dessus de lui peut être une menace.  Lui flatter le dessus de la tête comme on le fait pour un enfant, est un geste de dominance.  Tout comme le regarder directement dans les yeux avec insistance, pour le chien qui n’est pas habitué, c’est de la dominance agressive.   

Lorsque vous rencontrez un chien, laissez-le venir à vous plutôt que de vous en approcher de face.  Ne vous penchez pas au-dessus de lui.  Ou bien, si c’est un petit chien, penchez-vous mais de côté.  Ne lui flattez pas le dessus de la tête, présentez-lui une paume ouverte vers le haut, en pointant les doigts vers le bas, pour qu’il puisse faire votre connaissance.  Attendez que le chien soit à l’aise avec vous avant de le regarder directement dans les yeux.  Et surtout, respectez le maître s’il vous demande de ne pas l’approcher.

Il faut éviter d’approcher un chien seul attaché, s’il a peur il ne peut pas fuir, alors il peut répondre par l’attaque.  Tout comme un chien laissé dans une voiture, dans un espace restreint, ses craintes et sa réaction peuvent devenir excessives. 

Le chien s’adapte à nos comportements mais son instinct peut toujours refaire surface dans des situations inhabituelles ou stressantes, même pour le chien bien éduqué.

 

Mylène O’Reilly  

 

Avec la participation de Nutri-Animal, nourriture pour animaux,

517 rue Sud, Cowansville, 266-4525

 

 

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Copyright © 2004 Société protectrice des animaux de Granby. Dernière modification : 25 août 2006.